Publié le 10/05/2017

Colère d'Ankara après la décision américaine d'armer les Kurdes syriens

La Turquie a laissé éclater sa colère mercredi contre la décision "inacceptable" des Etats-Unis d'armer des milices kurdes en Syrie, celles-ci saluant une initiative qui va "accélérer la défaite" du groupe Etat islamique (EI).  
Colère d'Ankara après la décision américaine d'armer les Kurdes syriens

Cet excès de tension entre Washington et Ankara survient alors que le président américain Donald Trump doit recevoir mercredi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, en mission pour obtenir le soutien de Washington à un projet censé faire baisser les violences en Syrie.

La décision de la Maison Blanche d'autoriser le Pentagone à armer les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qu'Ankara considère comme un groupe "terroriste", a été annoncée mardi, à une semaine d'un déplacement du président turc Recep Tayyip Erdogan à Washington.

"Fournir des armes aux YPG est inacceptable", a tonné mercredi le vice-Premier ministre turc Nurettin Canikli, premier responsable turc à réagir à la décision américaine. "Nous espérons que l'administration américaine mettra un terme à cette erreur", a-t-il ajouté.

Les YPG sont la principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes considérée par Washington comme la force locale la plus efficace pour mener rapidement l'assaut contre Raqa (nord de la Syrie) afin de porter un coup décisif à l'EI.

Mais Ankara considère ce groupe comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation séparatiste qui livre une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984, et est classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

"Les YPG et le PKK sont des groupes terroristes, il n'y a aucune différence entre eux. Et chaque arme qui leur parvient représente une menace pour la Turquie", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.


AFP

Commentaires



blog comments powered by Disqus