Publié le 07/07/2017

Plus de 2.000 migrants évacués de campements dans le nord de Paris

Les autorités procédaient vendredi matin dans le calme à l'évacuation de plus de 2.000 migrants installés dans des campements sauvages dans le nord de Paris, à quelques jours de la présentation par le gouvernement d'un "plan migrants".
Plus de 2.000 migrants évacués de campements dans le nord de Paris

L'évacuation de campements aux conditions de vie déplorables, qui s'étaient créés près du centre humanitaire pour migrants saturé, a débuté peu après 6H00 porte de la Chapelle, a constaté une journaliste de l'AFP. L'opération est menée par la préfecture de police, la préfecture d'Île-de-France, l'Office français d'immigration et d'intégration (Ofii), la ville de Paris et les associations France terre d'asile et Emmaüs.

Ce matin, trente bus étaient déjà partis à destination d"une des vingtaines de structures", avec à leur bord "entre 1.400 et 1.500 personnes", a déclaré le secrétaire général de la préfecture d'Île-de-France, François Ravier, estimant qu'environ 2.500 personnes allaient être évacuées vers "une vingtaine de structures en Île-de-France, essentiellement des gymnases".

"Il y a de la place pour tout le monde", a-t-il ajouté, indiquant qu"'il y a toujours plus de personnes que le nombre évalué" avant le début de l'opération. Jeudi, le préfet de police avait évoqué 1.600 migrants décomptés dans les quartiers nord de Paris.

Les préfectures de police et d'Ile-de-France ont indiqué que les migrants, pour la très grande majorité des hommes, se verront "proposer une solution d'hébergement provisoire". Parmi eux, 80 femmes et 40 mineurs.

Cette évacuation, la 34e depuis juin 2015 à Paris, était très attendue alors que les campements, qui s'étaient constitués près du centre humanitaire ouvert en novembre porte de la Chapelle, ne cessaient de grossir et les conditions de vie s'y dégrader, aussi bien d'un point de vue sanitaire que pour les tensions communautaires.

Selon Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile chargée des maraudes, le campement grossissait chaque semaine avec "200 personnes supplémentaires", et ce, deux mois à peine après une importante opération de mise à l'abri au même endroit.

"La difficulté que nous avons aujourd'hui est que, dans ces campements, on retrouve des réfugiés qui n'ont pas réussi à trouver des logements pérennes, c'est le paradoxe parce qu'on obtient le statut plus vite qu'avant", a commenté Didier Leschi, directeur général de l'Ofii.


AFP

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