Publié le 30-01-2025

D'Istanbul à Tunis : L'histoire captivante et humaine de l'Ambassadeur Ahmet Misbah Demircan

Depuis un an, Son Excellence l'Ambassadeur Ahmet Misbah Demircan porte haut les couleurs de la Turquie en Tunisie. Son parcours singulier, marqué par de longues années à la tête de la mairie d’Istanbul, lui offre une vision pragmatique et humaine de la diplomatie. Mais son lien avec la Tunisie est bien plus ancien…  



D'Istanbul à Tunis : L'histoire captivante et humaine de l'Ambassadeur Ahmet Misbah Demircan

Une immersion tunisienne dès les années étudiantes

Il y a trente ans, alors jeune étudiant, il découvrait ce pays en y apprenant l’arabe, à l’Institut Bourguiba des langues vivantes. Une première immersion qui a laissé une empreinte indélébile.

Cette expérience de terrain, couplée à son rôle d’édile d’une mégapole, lui a appris à gérer des attentes concrètes : eau, électricité, infrastructures, besoins quotidiens des citoyens. Une compréhension profonde des réalités humaines qui guide aujourd’hui sa mission diplomatique. Trois décennies plus tard, il observe avec satisfaction la maturation des relations tuniso-turques. D’abord fondées sur des liens culturels et linguistiques, elles ont évolué vers une coopération économique et industrielle ambitieuse.

Turquie et Tunisie : Un partenariat stratégique pour l’Afrique et au-delà  

L'Ambassadeur qualifie la Tunisie de portail stratégique pour l'économie et le commerce en Afrique, soulignant son rôle clé en tant que passerelle vers le continent. Il propose ainsi que la Turquie et la Tunisie unissent leurs forces pour produire ensemble, renforçant ainsi leur capacité à exporter vers d'autres marchés avec une plus grande puissance.

L’agriculture apparait comme un secteur prometteur, aux côtés de l’industrie textile, où la Tunisie s’illustre avec des exportations annuelles de 4 milliards de dollars vers l’Europe. Les produits emblématiques du terroir tunisien, comme l’huile d’olive et les dattes, séduisent le marché turc. Le tourisme, quant à lui, représente un formidable levier d’échanges entre deux nations riches d’un patrimoine historique et culturel exceptionnel.

Concrétiser les ambitions communes

Conscient de ces opportunités, l’ambassadeur s’emploie à les concrétiser. Récemment, une délégation de 43 hommes d’affaires d’Istanbul est venue en Tunisie afin d’initier des accords dans les secteurs de l’industrie, du commerce, de la culture et du tourisme. Pour lui, ces initiatives sont essentielles : au-delà des rencontres officielles, c’est par le dialogue constant entre entrepreneurs et acteurs de terrain que naissent les collaborations durables.

Des

Cultures proches et entremêlées

Mais au-delà des chiffres et des investissements, ce sont les similitudes entre les deux cultures qui marquent l’ambassadeur. Flâner dans les ruelles de Sidi Bou Said lui rappelle les panoramas d’Antalya, avec ces maisons blanches suspendues au-dessus de la mer. La gastronomie, elle aussi, crée des ponts entre les deux pays, avec des mets comme le couscous et le brik qui résonnent avec les saveurs turques. Et surtout, un même sens de l’hospitalité, une estime réciproque qui rapproche les peuples.

Une Tunisie à découvrir

Pour les visiteurs turcs en quête d’évasion, il recommande plusieurs joyaux tunisiens : Kairouan, cité historique vibrante, Hammamet, alliance parfaite entre culture et nature, Sousse et son atmosphère dynamique et sa côte, sans oublier la majestueuse Mosquée de la Zitouna à Tunis. La cuisine locale, elle aussi, mérite à elle seule le voyage.

Une parenthèse de sérénité

Sur le plan personnel, l’ambassadeur avoue une affection particulière pour La Marsa et Sidi Bou Said. Loin du tumulte des grandes métropoles comme Istanbul ou Ankara, il y trouve une sérénité rare, un havre où le temps semble suspendu.

Son témoignage est celui d’un observateur privilégié des relations entre la Tunisie et la Turquie, un récit où se mêlent histoire, économie et culture pour dessiner les contours d’un avenir prometteur entre les deux nations.



Dans la même catégorie